Assurance

Une doctorante, actuellement en échange à l’étranger, avait besoin d’un document pour avoir une assurance prise en charge par l’employeur. Après deux mois d’attente et de relances, elle ne l’avait toujours pas reçu, et a dû prendre une assurance privée. Le directeur de thèse et de l’école doctorale sont au courant du problème mais ne sont pas intervenus, et lorsqu’elle demande à être remboursée des frais engagés, on lui dit que c’est elle qui les enquiquine !

HDR

Le diplôme de l’HDR donne le droit d’encadrer des thèses, mais sans évaluer la capacité du ou de la titulaire à le faire. Produire de la bonne recherche et être reconnu.e pour son travail ne dit rien sur la capacité à encadrer une thèse. Nous demandons donc que les enseignant.es-chercheur.ses soient formé.es pour acquérir les compétences et savoir-être nécessaires à l’encadrement.

Travail gratuit

De très nombreux doctorant.es finissent leur thèse en étant payés par le chômage. Cela permet à l’université de faire un peu d’économies, mais prive les doctorants d’une partie de leurs droits au chômage (puisque la période d’indemnisation commence plus tôt). Cette situation peut aussi engendrer des complications pour la fin de la thèse, avec la fin de la couverture en cas d’accident du travail, de l’accès aux locaux, ou du compte informatique. Il faut que tous les doctorants aient un contrat de travail jusqu’à la fin de leur thèse, c’est-à-dire jusqu’au dépôt définitif du manuscrit.

Des élus privés de communication

Dans certaines écoles doctorales et Graduate School, les élus des doctorant.es ne peuvent pas envoyer de mail aux doctorant.es qu’ils représentent, ni avoir un espace dans la newsletter. Dans une démocratie, les élus doivent pouvoir rendre compte de leurs activités et informer leurs électeurs. Mais apparemment certain.es préfèrent la bureaucratie à la démocratie.

Où sont les syndicats ?

Rares sont les non-permanents à connaître les syndicats de leur lieu de travail, alors que ce sont des organisations indispensables à la vie démocratique de l’université. Alors même si certains directeurs sont anti-syndicats, ils devraient être là lors des journées d’accueil, pour nous informer sur leurs rôles et sur nos droits.

Des heures gratuites à l’IUT

Des doctorants ont été pris pour faire de l’enseignement à l’IUT de Cachan. Il était prévu qu’ils fassent 2 heures de TD par semaine, et ils ont appris à la dernière minute qu’ils devaient faire 3 heures de cours magistral par semaine à la place, ce qui fait plus que doubler le nombre de HETD. Et ils ont été payé comme s’ils avaient fait 2 heures de TD !

Le ministère dans une autre Galaxie

Comme l’année dernière, les serveurs de Galaxie n’ont pas tenu face aux nombreuses connexions de candidats pour la campagne de recrutement des maîtres de conférences titulaires, et le ministère a tardé à communiquer. Cela a été aggravé par le fait que la clôture des demandes de primes individuelles tombait en même temps. De nombreux précaires ont donc subi un stress intense en tentant sans arrêt de se connecter pour pouvoir déposer leur dossier avant la date limite, et ont même passé une nuit blanche pour cela. Une prolongation de la période de dépôt serait le minimum. Mais s’il y avait moins de précaires, il y aurait moins de candidats, et les serveurs tiendraient !

Des précaires pour gérer les précaires

A la maison du doctorat, qui s’occupe de la gestion administrative du doctorat, les équipes sont en sous-effectif et une partie des employé.es sont en CDD, c’est-à-dire précaires. Et bien qu’en catégorie A, les traitements sont assez faibles. Bref, ils rencontrent les mêmes difficultés que les doctorants !

Vivre pour travailler ?

Le droit à la déconnexion est inscrit dans la loi, mais certains encadrant.es ne respectent même pas les jours de repos des doctorants et leur demandent de faire des réunions ou travailler depuis chez eux le soir ou le week-end. Si ces encadrants n’ont pas de vie en dehors du travail, c’est leur problème, nous on veut pouvoir se reposer, profiter de nos proches et avoir des loisirs !

Frais supplémentaires

Dans certains labos, les doctorant.es doivent payer de leur poche certains frais de déplacement, d’équipement ou de participation à des conférences, alors que cela devrait être pris en charge par l’université. Les doctorant.es travaillent pour l’université, tous les frais professionnels doivent être pris en charge, et les dotations de l’université aux labos doivent les couvrir. Mais dans une période d’austérité, il n’y a pas de petites économies.